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Pronom man suédois : c'est « on », sauf sur un point

Man säger att, hur säger man, man får inte parkera här. Le suédois a un pronom impersonnel qui recouvre presque exactement notre « on », et vous partez donc avec une avance que peu de gens ont. Elle s'arrête net le jour où vous voulez dire « on y va ».

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La réponse courte

Man est le pronom impersonnel suédois, et il correspond au « on » du français : les gens en général, n'importe qui, parfois celui qui parle sans se nommer. Man säger att svenskar är reserverade veut dire on dit que les Suédois sont réservés. Il se décline en trois formes, ce que presque personne n'apprend : man comme sujet, en comme complément, ens comme possessif. Mörkret gör en trött, l'obscurité vous fatigue. Ens föräldrar blir äldre, ses parents vieillissent. Une seule chose sépare man de notre « on » : man ne veut jamais dire « nous ». On y va se traduit par Nu går vi. Et man n'est pas le nom man, qui veut dire un homme.

Man säger att, c'est exactement notre « on dit que »

Autant le dire tout de suite, parce que ça n'arrive pas souvent : sur ce point précis, un francophone est mieux loti que la plupart des gens qui apprennent le suédois. Man säger att svenskar är reserverade se traduit mot pour mot par on dit que les Suédois sont réservés. Même place dans la phrase, même flou volontaire sur l'identité de celui qui parle, même naturel. Un anglophone doit apprendre une catégorie qui n'existe pas chez lui. Vous, vous avez déjà l'outil, il ne vous reste qu'à changer le mot.

Man fait trois choses, et vous les faites déjà avec « on ». Il énonce ce qui est vrai en général : I Sverige dricker man mycket kaffe. Il interroge sur l'usage plutôt que sur la personne en face : Hur säger man det på svenska? Var köper man biljetter? Et il porte les règles, ce qui explique qu'il apparaisse dans à peu près toutes les consignes qu'on vous donnera : Man får inte parkera här. Man måste boka tid.

Il sert aussi à parler de soi sans le dire, exactement comme chez nous. Man blir trött i november, dit par quelqu'un au mois de novembre, parle de lui. C'est notre « on est crevé en novembre », qui range une fatigue personnelle dans la catégorie des choses que tout le monde vit. Quand une phrase avec man porte sur un ressenti, regardez qui parle avant de conclure qu'elle porte sur la population.

Deux détails mécaniques, et le mot est à vous. Une proposition suédoise ne reste pas sans sujet, donc man se répète d'une proposition à l'autre : Man ska tvätta händerna innan man äter. Et man est un sujet ordinaire, donc il recule derrière le verbe dès qu'autre chose ouvre la phrase, comme la règle V2 l'impose à tous les sujets : I Sverige dricker man mycket kaffe, jamais I Sverige man dricker.

En suédois
En suédoisCe que ça veut direQuand l'utiliser
Man säger att svenskar är reserverade.On dit que les Suédois sont réservés.Pour rapporter ce qui se dit, sans nommer la source.
Hur säger man det på svenska?Comment est-ce qu'on dit ça en suédois ?À un collègue, quand le mot vous manque. Man désigne ici quiconque parle la langue.
Man får inte parkera här.On n'a pas le droit de se garer ici.Pour énoncer une règle. Får inte porte sur la permission, pas sur la capacité.
Man måste boka tid.Il faut prendre rendez-vous.Pour expliquer comment fonctionne un endroit, sans viser personne.
Man ska tvätta händerna innan man äter.On doit se laver les mains avant de manger.Une règle de la maison. Man revient dans la seconde proposition, parce qu'une proposition suédoise ne reste jamais sans sujet.
Man vet aldrig.On ne sait jamais.Phrase complète à elle seule, avec le même haussement d'épaules qu'en français.
Man blir trött i november.On devient fatigué en novembre.Dit de soi-même, sous une forme qui répartit la fatigue sur tout le monde.
I Sverige dricker man mycket kaffe.En Suède, on boit beaucoup de café.Autre chose ouvre la phrase, donc man passe derrière le verbe comme n'importe quel sujet.

« On y va » : le seul endroit où le calque se casse la figure

Notre « on » mène une double vie. Il est impersonnel dans on dit que, on n'a pas le droit, on ne sait jamais. Et il remplace « nous » dans tout le français parlé : on y va, on a acheté un appartement, on est quatre, on se voit demain. Le suédois n'a gardé que la première vie. Man ne veut jamais dire nous, dans aucun registre.

Ce n'est pas une nuance de style. Man går nu ne signifie pas nous partons maintenant : la phrase se comprend comme une remarque générale sur ce que font les gens, et votre interlocuteur cherchera de qui vous parlez. Pour dire que vous partez, c'est vi, le pronom nous : Nu går vi. Pour proposer de partir, c'est Ska vi gå? Pour compter les personnes à l'entrée d'un restaurant, Vi är fyra.

D'où le seul test dont vous avez besoin, et il se fait en français avant de parler. Remplacez « on » par « nous » dans votre phrase. Si elle tient debout, c'est vi. On a acheté un appartement devient nous avons acheté un appartement, donc Vi har köpt en lägenhet. Si elle ne tient pas, c'est man : nous dit que les Suédois sont réservés ne veut rien dire, donc Man säger att.

Un dernier réflexe à laisser à la douane. Le français parlé accorde volontiers au pluriel derrière « on » : on est allés, on est fatigués. Le suédois ne connaît pas ça. Man reste au singulier quoi qu'il arrive, et l'adjectif avec lui : Man är trött, jamais Man är trötta, même quand vous pensez à toute une population.

En suédois
En suédoisCe que ça veut direQuand l'utiliser
Nu går vi.On y va.Vous annoncez votre départ. C'est vi, jamais man.
Ska vi gå?On y va ?Vous proposez de partir. Le suédois passe par vi et par ska.
Vi ses imorgon.On se voit demain.Un rendez-vous entre deux personnes précises. Man ne peut rien porter de tout ça.
Vi är fyra.On est quatre.À l'entrée d'un restaurant. Des personnes identifiées, donc vi.
Vi har köpt en lägenhet.On a acheté un appartement.Un fait qui vous concerne, vous et quelqu'un d'autre.
Man är trött i slutet av vintern.On est fatigué à la fin de l'hiver.L'adjectif reste au singulier, quel que soit le nombre de gens visés.

man, en, ens : la déclinaison que « on » n'a pas

Ici, l'avance française s'arrête, parce que notre « on » ne se décline pas. Il est sujet et rien d'autre. Quand il faut un complément, le français bricole avec « vous » ou avec « nous » : ça vous fatigue, ça nous rend fous. Quand il faut un possessif, il emprunte « son, sa, ses » : on aime ses enfants. Le suédois, lui, a de vraies formes. Man au sujet, en au complément, ens au possessif.

En s'emploie partout où l'impersonnel subit l'action ou suit une préposition. Mörkret gör en trött. Det tar tid innan folk lär känna en. Man vet aldrig vad som kan hända en. À ces places, man est impossible : Mörkret gör man trött n'est pas une phrase suédoise. La règle pratique tient en une ligne : si le français mettait « vous » ou « nous » avec une valeur générale, le suédois met en.

Ens est le possessif, et il se place devant le nom exactement là où on mettrait min ou din. Ens föräldrar blir äldre. Det hörs på ens uttal. Remarquez qu'aucune de ces deux phrases ne contient man : ens n'a besoin d'aucun antécédent pour fonctionner, il peut ouvrir la phrase tout seul.

Une confusion d'orthographe à écarter tout de suite. Ens est aussi un adverbe courant qui veut dire même, et qui n'a aucun rapport avec le pronom : Han svarade inte ens signifie il n'a même pas répondu. Inte ens forme un bloc. Si vous croisez ens sans nom derrière lui, c'est presque toujours celui-là.

En suédois
En suédoisCe que ça veut direQuand l'utiliser
Man vet aldrig vad som kan hända en.On ne sait jamais ce qui peut vous arriver.Les deux formes dans la même phrase : man sujet, en complément de hända.
Mörkret gör en trött.L'obscurité vous fatigue.En est le complément de gör. Le français bascule sur « vous » faute de forme dédiée.
Det tar tid innan folk lär känna en.Ça prend du temps avant que les gens vous connaissent.En après lära känna. La phrase de la première année à l'étranger.
Ens föräldrar blir äldre.Ses parents vieillissent.Ens comme possessif, sans aucun man dans la phrase et sans qu'il en manque un.
Det hörs på ens uttal.Ça s'entend à sa prononciation.Ens devant un nom, à la place exacte de min ou de din.
Han svarade inte ens.Il n'a même pas répondu.Un autre mot, qui s'écrit pareil. Inte ens veut dire même pas.

sin, sig ou ens : tout dépend de la proposition

Quand man est le sujet de la proposition, le possessif qui renvoie à lui est sin, sitt ou sina, pas ens. Man packar sin väska kvällen innan. Man älskar sina barn. La forme se prend sur le nom qui suit, et man se comporte ici comme han ou hon, sans exception à retenir.

Ens prend le relais dès que le possessif se trouve dans une proposition dont man n'est pas le sujet. Man märker inte att ens svenska blir bättre : le possessif fait partie du sujet de la subordonnée, donc le réfléchi est hors de portée. Det är svårt när ens barn inte trivs i skolan fonctionne pareil. Ce n'est pas une règle propre à man, c'est la règle de sin, sitt, sina appliquée à un sujet impersonnel.

Le complément se partage sur la même ligne. Quand l'impersonnel est des deux côtés du verbe, c'est sig : Man måste anmäla sig i förväg. Man känner sig ensam ibland. En sert quand c'est autre chose qui agit sur vous, comme dans Mörkret gör en trött. Réfléchi, sig. Non réfléchi, en. Les deux ne s'échangent jamais.

Profitez-en pour prendre une habitude qui n'a rien à voir avec man. Devant une partie du corps, le suédois laisse tomber le possessif et met la forme définie : Man tvättar händerna. Man borstar tänderna. Le français dit se laver les mains avec un réfléchi, l'anglais dit your hands avec un possessif, le suédois ne fait ni l'un ni l'autre.

En suédois
En suédoisCe que ça veut direQuand l'utiliser
Man packar sin väska kvällen innan.On prépare son sac la veille au soir.Man est le sujet de cette proposition, donc le réfléchi sin.
Man älskar sina barn.On aime ses enfants.Un nom au pluriel suit, donc sina. Même règle qu'avec han et hon.
Man märker inte att ens svenska blir bättre.On ne remarque pas que son suédois s'améliore.Ens svenska est le sujet de la subordonnée, donc sin y est impossible.
Det är svårt när ens barn inte trivs i skolan.C'est dur quand son enfant ne se plaît pas à l'école.Le possessif appartient à sa propre proposition, donc ens et pas sina.
Man måste anmäla sig i förväg.Il faut s'inscrire à l'avance.Le complément désigne la même personne que le sujet, donc sig et non en.
Man tvättar händerna innan man lagar mat.On se lave les mains avant de cuisiner.Partie du corps : forme définie, aucun possessif.

man, en man et l'article en

Il existe un nom qui s'écrit exactement pareil. En man, un homme. Mannen, l'homme. Au pluriel, män et männen. Et il veut aussi dire mari : min man heter Erik, mon mari s'appelle Erik, phrase qu'on entend tous les jours. Le pronom et le nom sont deux mots distincts qui partagent leurs lettres, et un seul des deux accepte un article.

C'est la place dans la phrase qui les sépare, et elle les sépare complètement. Man frågade efter dig veut dire quelqu'un a demandé après vous, sans qu'on sache qui. En man frågade efter dig veut dire qu'un homme l'a fait, une personne identifiable et de sexe connu. Le pronom n'a jamais en ni ett devant lui, ne se met jamais au pluriel et n'a pas de forme définie. Dès qu'il y a un article, vous lisez le nom.

La même collision se répète un cran plus bas avec en. Article devant un nom : jag köpte en bok. Numéral, il veut dire un. Forme complément du pronom, il se tient seul, sans nom derrière : det gör en glad. Rien d'autre ne les distingue, donc ce qu'on vérifie, c'est la présence ou l'absence d'un nom. Une raison de plus pour avoir la répartition en et ett au clair avant d'aller chercher des subtilités.

Aucun Suédois ne remarque ce chevauchement, parce que le contexte tranche avant la fin de la phrase. Un débutant qui lit une ligne pour la première fois ne voit que ça, et c'est la première question que ce mot déclenche. Elle disparaît vite, et elle ne revient pas.

En suédois
En suédoisCe que ça veut direQuand l'utiliser
Man frågade efter dig.On a demandé après vous.Le pronom. Pas d'article devant, donc il ne peut pas s'agir d'un homme.
En man frågade efter dig.Un homme a demandé après vous.Le nom avec son article. Une personne, et de sexe connu.
Mannen framför mig betalade kontant.L'homme devant moi a payé en liquide.Forme définie du nom. Le pronom, lui, n'en a aucune.
Min man heter Erik.Mon mari s'appelle Erik.Man est aussi le mot courant pour mari. Min man n'est jamais le pronom.
Det gör en glad.Ça rend heureux.En sans nom derrière lui est le pronom, à sa forme complément.
Jag köpte en bok.J'ai acheté un livre.En devant un nom est l'article. La présence du nom est tout le test.

Quand « on » ne se dit pas man : du et någon

Man n'a aucun registre, et c'est une différence de plus avec le français. Chez nous, « on » se fait reprendre à l'école quand il prend la place de « nous », et beaucoup de gens le trouvent relâché. Rien de tel en suédois : man est dans la lettre de Försäkringskassan comme dans la file de la caisse, à l'université comme dans un SMS. Ne le réservez pas à l'écrit, c'est le mot qu'on dit à voix haute toute la journée.

Ce qu'il ne peut pas faire, c'est viser quelqu'un. Une consigne destinée à la personne en face prend du : Du måste boka tid, vous devez prendre rendez-vous. Avec man, vous énoncez une règle générale, ce qui adoucit parfois utilement et laisse parfois votre interlocuteur se demander si ça le concernait. Les questions se partagent pareil. Vad tycker du om Sverige? interroge la personne. Vad tycker man om Sverige? demande ce qu'en pensent les gens.

Autre cas où « on » ne donne pas man : quand il désigne un individu précis mais inconnu. On m'a volé mon vélo se dit Någon har stulit min cykel, avec någon, quelqu'un. Man conviendrait si l'auteur de l'action était une institution ou un collectif sans visage, comme dans Man har stängt vägen, on a fermé la route. Un individu, någon. Une machine administrative, man.

Trois questions suffisent donc à trancher, dans cet ordre. Est-ce que « on » veut dire « nous » ? Alors vi. Est-ce qu'il désigne une personne précise ? Alors du si vous lui parlez, någon si vous ne savez pas qui c'est. Sinon, c'est man, et vous pouvez le poser sans y penser.

En suédois
En suédoisCe que ça veut direQuand l'utiliser
Du måste boka tid.Vous devez prendre rendez-vous.À la personne en face, sur elle. Le suédois tutoie tout le monde, mais du vise quelqu'un de précis.
Man måste boka tid.Il faut prendre rendez-vous.Le fonctionnement du lieu, sans viser personne.
Vad tycker du om Sverige?Qu'est-ce que vous pensez de la Suède ?Question posée à une personne. Vad tycker man om Sverige demanderait l'avis général.
Någon har stulit min cykel.On m'a volé mon vélo.Ici « on » désigne un individu inconnu, donc någon.
Man har stängt vägen.On a fermé la route.L'auteur est une administration ou une entreprise que personne ne nomme, donc man.

Ce que vous en faites cette semaine

Écrivez trois phrases ce soir, pas une de plus. Une règle qu'on vous a donnée depuis votre arrivée, avec man : Man måste ta med legitimation, il faut apporter une pièce d'identité. Une chose qui vous arrive, avec la forme complément : Mörkret gör en trött. Une avec le possessif : Det är svårt när ens barn inte trivs i skolan. Le pronom entier tient dans ces trois lignes, et les deux dernières sont celles que vous n'avez jamais écrites.

Passez ensuite le test du « nous » sur tout ce que vous dites. Chaque fois qu'une phrase française vous vient avec « on » dedans, essayez « nous » à la place avant de la traduire. Ça prend une seconde et ça élimine la seule faute que le français vous met vraiment dans la bouche sur ce point.

Et lisez une affiche suédoise en cherchant le mot. Consignes, horaires, feuille scotchée à la porte de la buanderie : tout est formulé avec man, parce que rien de tout ça ne s'adresse à vous nommément. Une phrase qui sort entière n'ouvre pas la demi-seconde d'hésitation pendant laquelle l'autre bascule en anglais, et ce basculement arrête la plupart des débutants. Dix minutes sur man, en et ens, c'est une décision de moins à prendre au milieu d'une phrase, et les mois qui précèdent une place en SFI sont ceux où ce travail vous coûte le moins cher.

Les questions qu'on pose

Que veut dire man en suédois ?
Man est le pronom impersonnel suédois, l'équivalent de notre « on ». Il désigne les gens en général ou n'importe qui, et il sert à énoncer une règle, une habitude ou une vérité générale. Man säger att svenskar är reserverade veut dire on dit que les Suédois sont réservés. Man får inte parkera här veut dire on n'a pas le droit de se garer ici.
Comment dire « on y va » en suédois ?
Nu går vi, ou Ska vi gå? si vous le proposez. Surtout pas man. C'est la seule vraie différence avec le français : notre « on » remplace aussi « nous » à l'oral, alors que man ne le fait jamais. Le test tient en une seconde : si « nous » peut prendre la place de « on » dans votre phrase française, le suédois dira vi.
Quelle est la forme complément de man en suédois ?
En. Man est la forme sujet, en la forme complément : Mörkret gör en trött veut dire l'obscurité vous fatigue, et Det tar tid innan folk lär känna en veut dire ça prend du temps avant que les gens vous connaissent. Le possessif est ens : Ens föräldrar blir äldre, ses parents vieillissent. Man ne peut jamais occuper une place de complément.
Man et en man, quelle différence en suédois ?
En man est un groupe nominal qui veut dire un homme, avec la forme définie mannen et le pluriel män. Le pronom man ne prend jamais d'article, ne se met jamais au pluriel et n'a pas de forme définie. Man frågade efter dig veut dire quelqu'un a demandé après vous. En man frågade efter dig veut dire qu'un homme l'a fait. Le nom signifie aussi mari : min man heter Erik.
Faut-il dire sin ou ens après man en suédois ?
Sin, sitt ou sina quand man est le sujet de la même proposition : Man packar sin väska kvällen innan. Ens quand le possessif se trouve dans une proposition dont man n'est pas le sujet : Man märker inte att ens svenska blir bättre. Le complément réfléchi, lui, est sig et non en : Man måste anmäla sig i förväg.
Man est-il soutenu en suédois ?
Non. Man est parfaitement neutre, à l'oral comme à l'écrit. On le trouve dans une lettre de Försäkringskassan et dans une conversation à un arrêt de bus, et il ne signale aucun niveau de langue. C'est une différence avec le français, où « on » à la place de « nous » passe pour relâché, et avec l'anglais one, qui sonne guindé.

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